-« Les quatre côtés avec fenêtres percées en avant et en arrière. Entre les
billes du carré, il y avait des fentes qu'il fallait colmater avec de la mousse
pour que l'air froid du dehors n'entre pas dans le camp. »
Photo datée de 1939.
Camp Roméo Lafontaine, près de Parent, en Abitibi.
Martin et Florent Lafontaine semblent jouer de l'accordéon.
La couverture
-« La couverture était confectionnée en pignon avec une légère pente pour que
l'eau ne s'accumule pas sur la toiture.
Du camp en bois rond, derrière les personnes, on distingue la cheminée de bois et les billots collés du toit. Décembre 1942.
Pour commencer, ils (les constructeurs) installaient de petits billots collés
les uns aux autres qu'ils recouvraient d'une couche de quelques pouces de sable
pour conserver la chaleur dans le camp.
-« Ils installaient aussi une cheminée d'aération en bois pour évacuer le
surplus d'humidité dans le camp et différentes senteurs. Imaginez 50
gars qui dorment dans le même camp et mangent des fèves au lard souvent ! »
Florent Lafontaine, février 1944.
Pour finir, ils installaient des gaules de bois de chaque côté de la pente de la
couverture, sur lesquelles ils posaient un papier noir fixé avec des
petits blocs de bois ou des baguettes pour tenir le papier afin que le vent ne
l'emporte pas.
En général, le camp ne servait qu'un hiver, quand ils s'en re-servaient,
ils refaisaient un autre toit. »
Construction d'un camp en bois rond, détail du texte que m'a remis Florent Lafontaine le 28 février
2001.