Nichole Ouellette

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Art de vivre au Québec
La forêt boréale
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Consolidated Paper

Papier peint
Dépôt du lac Brown

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CHRONIQUE HEBDOMADAIRE
Art de vivre au Québec
Contrats de bûchage
Le dépôt du lac Brown
Au lac Brown, dans les années 1940, la papetière Consolidated Paper Corporation
possède un dépôt constitué d'un magasin de comptabilité et de services aux
travailleurs, de trois camps pour les draveurs et bûcherons de passage, d'une
grande cuisine collective, d'une infirmerie, d'une résidence privée, ainsi que
d'entrepôts.

Lac Brown, juillet 1944, dépôt de la Consolidated Paper
Corporation. Un travailleur et Florent Lafontaine. |
Lac Brown
Le quai et une partie du dépôt de la compagnie Consolidated Paper Corporation et Jean-J. Crête Limitée. |
Les
entrepôts servent au remisage et à
l'entretien des équipements de toutes sortes, y compris les fournitures de cuisine
nécessaires au fonctionnement des campements pour les draveurs et les outils pour la
construction de barrages. Le dépôt du lac Brown comprend aussi les
installations de la Jean J. Crête limitée,
les résidences de Jean Crête, Président, celle de son fils Jean-Paul,
Directeur général, le bureau et l'entrepôt de la compagnie.
La Jean J. Crête Limitée détient le contrat de l'ensemble du bûchage sur le territoire de coupe de bois de la
Matawin. Les contrats de bûchage
sont marchés un an d'avance par les officiers de la Consol et
les forestiers de la Crête. Ils déterminent sur le terrain, les travaux de
l'année suivante.

En route vers le lac Brown, vers 1945. De gauche à droite, Trottier, Jacques Paquin, les deux chauffeurs, Euclide
Beauce (les bretelles), Dubé en retrait, non identifié avec la casquette,
Jean-Paul Crête avec le chapeau, les autres non identifiés. |
-« On était descendus dans nos familles pour la fin de semaine, une tempête
a bloqué la route, il a fallu parcourir le trajet en snowmobile.
Dans ce temps là, les motoneiges n'existaient pas » |
Les coupes de bois délimitées, les forestiers de la Jean J. Crête divisent
les lots, « la division des contrats » qu'elle accorde à
des sous-traitants, les « jobbers ».
Construction de barrages
À cette époque, le transport des billes de bois « pitounes » se fait
par flottage à partir des lacs. Avant le début du
bûchage, cinq ou six journaliers et un « foreman », chef de groupe, construisent des barrages à
charge d'eau ou barrages avec des quais remplis de pierre, afin d'élever le niveau de l'eau des lacs.
L'évacuation du bois par flottage exige un fort débit d'eau tout au long du réseau
hydraulique. Les barrages élèvent le niveau de l'eau du lac,
augmentent le débit de sa décharge et permettent ainsi de sortir tout le bois bûché.
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Décharche du lac Éveline jusqu'au lac Brown.
Il y avait un barrage sur le lac Éveline pour retenir l'eau pour la
drave.
Les photos de cette page sont de Florent Lafontaine. |
Dépendant des hivers et des printemps, autour du mois de mai, les lacs calent et le dégel libère le bassin versant de toutes ses
glaces. Alors, les hommes de la Consol ouvrent les écluses. La
drave
commence dans le tumulte des billots qui se
bousculent dans l'étranglement des barrages.
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le lundi 5 mars 2001
constante mouvance de mes paysages intérieurs
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