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PrintempsLa fonte des neiges ramène les bernaches du Canada et les oies blanches, le trop-plein des coulées, les turbulences des ruisseaux et des rivières.Fin avril, début mai, les aulnes, les saules, les viornes, les amélanchiers, les érables fleurissent dans la forêt laurentienne.
À Nicolet, dans des parterres, des colonies immenses de houstonies bleues retiennent mon attention. En juin, sous la pluie dans une érablière des Grondines, je patiente cinq jours aux pieds de sabots de la vierge pour saisir l'apogée de leur floraison. ÉtéEn juin, dans la tourbière de Saint-Narcisse, je tombe à genoux devant la sarracénie pourprée. Sur les quais, le long du fleuve et à la mer en Gaspésie, à Anticosti, j'admire les levers et les couchers de soleil. En forêt, les mouches noires et les maringouins ne m'épargnent pas. Dans l'émotion de la recherche du grand ginseng, j'oublie et j'attrape l'herbe à puce.Juillet. Dans la décharge du lac Long, à Saint-Alban, je me jette à l'eau pour photographier la pourpre du dessous des feuilles de nénuphars soulevées par le vent.
AutomneEn août et septembre, j'inventorie les accotements des routes, pour des trèfles des prés, des épervières, des verges d'or, des asters. En canot sur les eaux stagnantes du lac Noir, un ami s'énerve de mes acrobaties pour saisir l'angle photogénique d'un nénuphar.Octobre. À Pointe-du-Lac je photographie des grappes de raisins sauvages et des soies échevelées d'asclépiades. Novembre. Ciels dramatiques, petits jours et longues nuits, jeux de grisailles, pluies monotones. Je suis des cours universitaires en géologie, en hydrologie, en géographie, pour débroussailler les secrets de la terre. HiverDans les champs, je recherche les silhouettes des pins blancs, des ormes et des chênes séculaires.Graines éparpillées, fruits séchés et folles herbes dorées se découpent sur les blancs, les bleus et les roses de la neige. La première vraie bordée de décembre, les grands froids de janvier, les verglas, les glaces, les redoux et les frimas de février, le soleil et les grésils de mars provoquent mon admiration béate. L'intelligence des choses mène à l'amour. Mon amour pour la vie, mes enfants, mon pays et pour toutes les jeunesses, ma passion pour la clarté et la précision, dictent chaque mot de ouellette001.com.
![]() constante mouvance de mes paysages intérieurs
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