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Chaque établissement dégage la personnalité de son propriétaire, les odeurs et les couleurs de ses origines. Dans un non-dit confortable, les habitués s'attablent aux mêmes heures, aux mêmes places. Le café arrive souvent sans avoir été commandé. Sortir à 13 ans, en 1953Comme plusieurs générations d'étudiants, en 1953 - 1954, chaque mois, nous, les couventines du pensionnat des sœurs Sainte-Anne à Lachine, nous nous rendons aux Matinées symphoniques à l'auditorium Le Plateau, au parc Lafontaine. Nous découvrons la musique classique sous la direction de Wilfrid Pelletier.En rang d'oignons, nous prenons le tramway de Lachine jusqu'à la place d'Armes et l'autobus jusqu'au parc Lafontaine. Après le concert, ma cousine et moi marchons jusque chez Da Giovanni, pour manger un spaghetti à 0,55 $.
Fait rare à Montréal, aux heures de pointe une longue file patiente sagement sur le trottoir de la rue Sainte-Catherine. Frites maisonLes frites maison proviennent de patates vieillies, sélectionnées au marché, entreposées en poche de 100 livres dans les caves. Pommes de terre épluchées, tranchées, blanchies, refroidies, et frites à la commande.Aux antipodes du « junk food » des chaînes où les frites arrivent aux cuisines congelées, les boulettes hamburger pesées, aplaties en galettes, séparées par des feuilles de papier ciré. Chez Mickey
Le rouleau compresseur des chaînes de restaurants dégrade les goûts du commun des mortels, à la grandeur de la planète. À Paris, New York ou Hong Kong, la même relish, la même moutarde s'étendent sur des pains détrempés à la vapeur des Mc Do et compagnie. Sur la MainSur le boulevard Saint-Laurent, au nord de la rue Sherbrooke, les boutiques d'une autre époque côtoient les bars, les cafés et les restaurants à la mode.Le Montréal Pool Room se situe plus bas que la rue Sainte-Catherine dans le quartier chaud de la ville. Montréal Pool Room
Jusqu'aux premières lueurs de l'aube, on y rencontre la faune des bars, des cinémas, des salles de spectacles, des maisons closes des alentours. À la pause, le chauffeur de taxi et les dames de la rue mangent, debout, un rotteux all dress (hot dog). Des classiquesPetit déjeuner, Journal de Montréal, La Presse, Le Canada français.Le Relais, boulevard du Séminaire, Saint-Jean-sur-Richelieu
Jus d'orange.
Crème glacée.
Vue sur le fleuve et frites dorées.
La mer, le vent, club sandwich au crabe ou au homard. Les restaurants populaires sont les ancêtres des chaînes de restaurants qui jalonnent les entrées des principales villes nord-américaines.
![]() le vendredi 24 octobre 1997 - le jeudi 7 septembre 2006 constante mouvance de mes paysages intérieurs
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