Nichole Ouellette

Marieville, 1943

présente
Art de vivre au Québec
Montréal
Dans la ruelle Flâner le dimanche Heure de pointe Lanternes rouges Marché Jean-Talon Quartier chinois
Papier peint
Racines et sentiers
De la soie, du cachemire

Québec en photos
Montréal
Regard des petites personnes
Toboggi, tobogga
toboggan
ouellette001.com
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CHRONIQUE HEBDOMADAIRE
Art de vivre au Québec
sous les lanternes rouges - influences asiatiques
Influences culturelles
Au quotidien, des objets et des manières de faire asiatiques s'insinuent dans la fibre de l'art de vivre des Québécois.
Depuis quelques temps, des entrepreneurs québécois en agroalimentaire
développent les techniques de séchage des fruits et légumes. Une idée puisée dans les marchés d'alimentation du quartier chinois de Montréal.

Saint-Prosper-de-Champlain, le jeudi 4 novembre 1999. Photo 991102/3a |
de Thaïlande :
- tapioca en boule (BÔTBANG)
- sauce d'anchois
de Chine :
- treillis de bambou
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En général, en Amérique du Nord, la préservation des aliments se fait par la
mise en conserve
et la congélation. Selon des traditions anciennes, les orientaux déshydratent les denrées, diminuant ainsi les risques de contamination par les bactéries.
Les produits déshydratés, ensachés, se transportent facilement et nécessitent moins d'espace d'entrepôt.
Les treillis de bambou
Emboîtés les uns au-dessus des autres, les treillis de bambou permettent la cuisson simultanée de mets divers, sur une source de chaleur unique.

Saint-Prosper-de-Champlain, le jeudi 4 novembre 1999. Photo 991102/4a. |
les treillis de bambou s'emboîtent les uns par dessus les autres
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Pour comprendre la versatilité et les possibilités des treillis, je vous suggère les Dim Sum, genre de buffet chinois du midi, à prix populaires. Les serveurs offrent le choix de mets fumants à votre table, sur des chariots, dans leur bambou de cuisson.
Mieux vaut réserver, la communauté chinoise fréquente en famille et en grand nombre les Dim Sum. Une aventure gustative où, honnêtement, les non initiés ne savent pas toujours ce qu'ils mangent !
Matériel d'artiste
Depuis plus de trente ans, je me procure la plus grande partie de mon matériel d'artiste dans le quartier chinois de Montréal.

Saint-Prosper-de-Champlain, le jeudi 4 novembre 1999. Photo 991102/9a |
encre
papier de coton
papier de riz
peinture chinoise
pinceaux
brosses
encrier de pierre à savon |
Le plus amusant de cette histoire c'est que devant l'évidence, toutes ces années, je réponds invariablement à ceux qui me demandent :
-« d'où tiens-tu tes influences asiatiques ? »
-« je ne sais pas, je ne comprends pas, sauf pour manger du riz, je connais bien peu de la Chine et de l'Orient ! »
L'ancienneté et l'omniprésence de cette culture dans mon cheminement me saute au visage en écrivant ces chroniques !
Sous les lanternes rouges
Le dimanche 12 septembre 1999, sur la rue La Gauchetière, j'apprends que le magasin de souvenirs où je me procure mon matériel d'artiste n'existe plus. Des passants me dirigent vers une galerie d'art chinois.
Là, pour la première fois, je questionne, en français, une artiste qui m'explique les papiers, les médiums, les brosses et les pinceaux. À ma grande stupéfaction je réalise que depuis trente ans, d'instinct ou de mémoire visuelle inconsciente, j'explore les méthodes et les matériaux chinois, selon des procédés apparentés à leurs traditions !

Sur la dure et violente terre
s'embarquer de la gorge au ventre
à deux.
Tableau de l'exposition LA MISE EN CHAIR, septembre 1999. |
poésie
peinture chinoise
encre de Chine
collage |
Sous la lumière diffuse des lanternes rouges du restaurant « Chez Jasmine », je me revois enfant, les yeux ronds, bouche bée, devant les grands tableaux sur soie, les incrustations de nacre, les calligraphies, les encres, les espaces.
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