Voici une chanson que nous chantions dans mon enfance à la fin de l'année scolaire.
vive les vacances
au diable les pénitences
mettons l'école en feu
et les profs
dans le milieu
Isabelle Gagnon, 10 ans, Laval
moi je vous présente une école Marcelle Gauvreau
un soleil
le ciel
et du gazon
Comme tu vois, nous n'étions pas plus sages que toi.
Les pénitences
Tu penses que les punitions de la chanson étaient des pénitences ?
Oui... Il y avait aussi les pénitences que nous faisions durant l'avent et le carême.
Pierre Alexis, 9 ans, Laval
ça représente le gars qui était assis sur la roche et qui voulait arracher la fleur
Pour faire pénitence, nous nous privions de dessert, de bonbons, de friandises, pour faire plaisir au bon dieu et lui demander de nous aider à être des enfants parfaits.
Souvent en latin, sans rien comprendre, nous récitions des prières pour assurer le salut de notre âme et aller au ciel. Les incantations, les formules magiques paralysent le cerveau. Mieux vaut réfléchir, comprendre et agir.
Myriam Castonguay, 9 ans, Laval
j'ai fait la fleur de Marie-Victorin parce que je trouve que c'est une bonne idée de me rappeler cet événement
Ce que j'en pense
Les bondieuseries de mon enfance ressemblent à des billets pour un manège. En
ne mangeant pas de bonbons, nous achetions un billet pour le ciel.
Jean-Marie Carl, 9 ans, Laval
ça représente la fleur jaune que le monsieur avait trouvée
Nous aurions pu oublier de nous servir de notre intelligence pour observer le monde qui nous entoure.
Steve Tétreault, 10 ans, Laval
Frère Marie-Victorin quand il voit la fleur
La complexité de l'évolution de la vie et la place de la terre dans l'univers dépassent l'entendement de nos cerveaux.
En observant attentivement ce qui se passe sous nos yeux, nous pouvons quand même en comprendre des petits bouts.
Marcelle Gauvreau
Le vendredi 19 mars 1999, de 13h00 à 15h00, dans une petite salle de classe, ils étaient 50 enfants, de 9 et 10 ans, curieux, gentils, attentifs, éveillés, à écouter et poser des questions sur Marcelle Gauvreau et le Frère Marie-Victorin.
J'ai dit de mon mieux : l'enfance, la tuberculose, la carrière, le courage d'une des premières scientifiques du Québec. J'ai dit l'érythrone d'Amérique et l'affection que Marie-Victorin portait à Marcelle Gauvreau.
En échange, les garçons et les filles illustrent ces histoires.
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