Regards des petites personnes
Flore laurentienne
des plantes venues d'ailleurs
Les plantes venues d'ailleurs
L'homme blanc n'arrive pas seul en Amérique, des migrations végétales l'accompagnent. Sur le continent les explorations en
canot d'écorce, les chemins de fer, les routes, l'agriculture, favorisent l'invasion de centaines d'espèces de plantes venues d'ailleurs. Parfois elles s'acclimatent si bien qu'elles déplacent les plantes indigènes. Nous appelons souvent ces plantes des mauvaises herbes.
Émilie-Maude Laperrière, 10 ans, Laval
Marcelle Gauvreau a été couchée sur une chaise berçante pendant des mois
elle admirait les arbres et les fleurs
elle écoutait le vent qui soufflait dans les branches
La flore laurentienne, telle que la virent Jacques Cartier,
Samuel de Champlain, Louis Hébert, Michel Sarrazin, Pehr Kalm et Jean-François Gaulthier, différait donc beaucoup de celle que nous voyons aujourd'hui.
Manolo, 10 ans, Laval
le Frère Marie-Victorin a eu la même maladie que Marcelle Gauvreau
Certains éléments, introduits d'Europe ou d'ailleurs, sont même parmi ceux qui donnent une apparence caractéristique aux paysages familiers.
Maxime L.F., 10 ans, Laval
ceci est Marie-Victorin avec la fleur jaune
il a cherché beaucoup de temps pour connaître son nom
Que serait le printemps sans l'éclatante floraison des pissenlits; que seraient nos champs, l'été sans le peuple étoilé des marguerites, sans la note céruléenne de la chicorée, et sans la sanguine ardente de l'épervière orangée ?
Jason Knez, 9 ans, Laval
j'ai dessiné quand le Frère Marie-Victorin était assis sur la roche
Et combien différents sont maintenant les rivages du Saint-Laurent, depuis le lac Saint-François jusqu'à Saint-Jean-Port-Joli, couverts du manteau pourpre et rose tissé avec la salicaire des îles basses et le butome des battures !
Le vendredi 19 mars 1999, de 13h00 à 15h00, dans une petite salle de classe, ils étaient 50 enfants, de 9 et 10 ans, curieux, gentils, attentifs, éveillés, à écouter et poser des questions sur Marcelle Gauvreau et le Frère Marie-Victorin.
J'ai dit de mon mieux : l'enfance, la tuberculose, la carrière, le courage d'une des premières scientifiques du Québec. J'ai dit l'érythrone d'Amérique et l'affection que Marie-Victorin portait à Marcelle Gauvreau.
En échange, les garçons et les filles illustrent ces histoires.