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Pour te reposer doucement, le printemps, l'été et l'automne, écoute le chant des oiseaux, regarde un bourgeon, une vieille feuille, un papillon, une chenille, des fourmis. L'hiver, le grand silence blanc dit des faits passionnants. Ce que j'en penseÇa vaut la peine d'apprendre le nom des formes de vie sur la terre. Où que nous soyons, tous les jours, de la naissance à la mort, nous voyons des arbres, nous entendons des oiseaux.
Même les yeux fermés, identifier le chant d'un oiseau donne un point de repère.
Les points de repère réconfortent. Mes observationsJ'habite à la campagne depuis 15 ans. Chaque printemps ramène des pluviers kildir autour de ma maison. Je te raconte mes observations sur ces beaux oiseaux.
Les pluviers kildir construisent leur nid à terre, dans les lieux ouverts où la végétation est rare : les labours, le gravier, etc. Une année ma chienne a trouvé un nid dans le potager.
Comme les poussins, les pluviers kildir marchent en sortant de leur coquille. Pour se réchauffer et dormir, ils se réfugient sous les ailes de leurs parents. L'adulte ouvre les ailes, les bébés se cachent dans le duvet, on ne voit plus que les petites pattes qui dépassent.
Pour défendre son territoire, le pluvier kildir pousse son cri «kill-di» toutes les quelques secondes, pendant des heures. Les busards Saint-Martin, les crécerelles d'Amérique, les renards et autres, représentent des menaces de mort pour des oisillons encore incapables de voler. À la moindre alerte, les adultes pluviers feignent une aile brisée pour attirer les prédateurs loin du nid ou des petits. En même temps, ils crient à tue-tête pour inciter leurs poussins à se camoufler dans les hautes herbes.
Marcelle GauvreauLe vendredi 19 mars 1999, de 13h00 à 15h00, dans une petite salle de classe, ils étaient 50 enfants, de 9 et 10 ans, curieux, gentils, attentifs, éveillés, à écouter et poser des questions sur Marcelle Gauvreau et le Frère Marie-Victorin.J'ai dit de mon mieux : l'enfance, la tuberculose, la carrière, le courage d'une des premières scientifiques du Québec. J'ai dit l'érythrone d'Amérique et l'affection que Marie-Victorin portait à Marcelle Gauvreau. En échange, les garçons et les filles illustrent ces histoires.
Flore laurentienne
GAUVREAU Marcelle (1907-1968)
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Histoire de la botanique
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