la route nº 132 ceinture
la péninsule de la Gaspésie
sur ses 2000 km
en juin les floraisons sauvages
mêlent leur parfum à l'air salin
ruban d'incroyables
variétés de plantes de coloris
chatoyants au gré des lumières
des marées des falaises du ciel
entre lesquels la route s'accroche
serpente d'une municipalité à l'autre
d'une anse à une autre
Flore laurentienne p. 786
Il est clair que l'arenarius est le « blé » dont parlent les relations de nos découvreurs, Jacques Cartier et les autres.
Sables maritimes à Sainte-Flavie, le samedi 17 juin 1995. Photo 950525/19a.
Elymus arenarius L. -Élyme des sables. -Seigle de mer. -(Sea
lime-grass).
Floraison estivale. Sables maritimes de l'est du Québec. L'une des plus remarquables des
graminées du monde.
Elle borde les rivages maritimes de l'Eurasie, et de l'Amérique sur les deux côtes, - Labrador -
New Hampshire; Alaska - Washington, et se retrouve à l'état reliqual sur le lac Supérieur.
-Sur les rivages maritimes du Québec, l'on ne songe pas à utiliser cette espèce qui, cependant, est ensilée comme fourrage en Alaska avec le Calamagrostis
langsdorfii, qui correspond à notre Calamagrostis canadensis.
L'une des plantes caractéristiques de nos régions froides, particulièrement abondante autour du golfe Saint-Laurent. En séchant, les feuilles dégagent une forte odeur de coumarine.
Imposante colonie sur la route qui mène au pied du rocher, Percé, le 26 juin 1995. Photo 950524/17.
Heracleum maximum Bartr. -Berce très grande.
-Poglus, chez les Hurons de Lorette. -(Cow parsnip.)
Flore laurentienne, p. 423
Floraison printanière et estivale. Bord des ruisseaux et des fossés, lieux ouverts. Général dans le Québec, abondant dans l'est et le centre, et dans le nord.
-Sous le nom « Poglus » les Hurons de Lorette ont employé avec succès, dit-on, l'infusion de cette plante pour combattre chez eux la grande épidémie de grippe espagnole de 1918.
Flore laurentienne p. 55
C'est un domaine végétal riche et varié, plein de couleur et vigueur, jeune dans ses unités et ses associations, constitué presque totalement depuis l'époque pléistocène, et subissant à la période actuelle, un certain bouleversement causé par l'hominisation de la nature.
Pointe-du-Bout-d'en-Bas, Isle-aux-Coudres, le 3 juillet 1994. Photo 940702/7.
Plusieurs des grands problèmes généraux que soulève aujourd'hui l'étude de la
biosphère, sont posés ici avec beaucoup d'ampleur. A ces titres, il faut considérer comme l'une des grandes unités floristiques du monde, la flore vasculaire du Saint-Laurent, le plus vieux et le plus beau des fleuves de la terre.