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CHRONIQUE HEBDOMADAIRE

Art de vivre au Québec
Le trou du Diable


Excursion hivernale

Le vendredi 24 février 1995, nous sommes 33, professeur et étudiants, à explorer la caverne de Saint-Casimir.


Le vendredi 24 février 1995. Photo 950224/25.
En file indienne, de l'entrée aval à l'entrée amont du trou du Diable.

L'activité se déroule sous la direction de Claude G. Genest, Ph. D. Ma. LL., professeur dans le cadre du cours Éléments de Géologie (GLG 1004), session hiver 1995, Université du Québec à Trois-Rivières.


Entrée amont de la caverne

À Saint-Casimir, environ 15 mètres en aval du pont Lefebvre, 46° 40' 49" N -  72° 05' 28" O, 5 km à l'ouest de Saint-Marc-des-Carrières, un ruisselet se déverse dans la rivière Sainte-Anne.


Entrée amont, le 10 mars 1994. Photo 940217/9.
Ce ruisseau coule sous terre, sur les derniers 900 m de sa course.

Sur cette distance, il forme une belle caverne.

La grotte de Saint-Casimir, surnommée le trou du Diable, comprend près de 900 m de galeries creusées dans les calcaires de Trenton par un ruisseau qui se déverse dans la rivière Sainte-Anne.

Sous la voûte

Au cœur de la caverne, au plus haut, le plafond se dresse à quelque 6,8 m au-dessus du lit du ruisseau.

En hiver, les spectaculaires formations de glace et de cristaux éblouissent par leur grande beauté.


Entrée aval de la grotte

À l'entrée amont, la largeur de la grotte varie de 1,5 à 6,8 m. Au fur et à mesure que l'on s'approche de la rivière Sainte-Anne, la surface de l'eau et le plafond se rapprochent.


Entrée aval, le dimanche 26 février 1995. Photo 950226/20.
Impossible d'emprunter la sortie aval sans immersion partielle.


Hiver

En 1994, les froids intenses gèlent le ruisseau très avant dans la caverne. Le support de la glace permet de se rendre, à pied sec, jusqu'à la section du plus haut plafond.

En 1995, le redoux de janvier et l'hiver doux gèlent le ruisseau sur une courte distance. La glace ne va pas très avant dans la grotte.

Entendez-vous le murmure du ruisseau ?

Été

Comme la profondeur de l'eau ne dépasse pas 30 cm sur la plus grande partie de la course du ruisseau, on peut s'y engager facilement, particulièrement en juillet et août.

Géologie

L'entrée amont semble coïncider avec le contact des calcaires Deschambault et Saint-Casimir.

Tenant compte du pendage des formations et du fait que le premier est plus soluble que le second, on peut imaginer que, lorsque le ruisseau a atteint le calcaire Deschambault, l'eau a eu le temps de se frayer un chemin sous terre avant de compléter l'érosion du calcaire Saint-Casimir.


Recherches


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Chronique
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Hiver

dans le ventre de la Terre
silence

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mur de calcaire

silence profond
silence sourd

puits de lumière
murmure du ruisseau

le 30 janvier 1998 - le mercredi 26 mai 2010
constante mouvance de mes paysages intérieurs

 
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