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-« tous les mots du fleuve qu'ils m'ont enseignés et qui ne sont pas dans les dictionnaires ». Marie-Victorin me subjugue, j'ai passé l'été dernier en sa compagnie dans les bois, les fossés et les prés. J'ai photographié les floraisons sauvages, copié des extraits d'informations de botanique, assemblé le tout pour en faire des cartes de souhaits. Les Presses de l'Université de Montréal m'autorisent à le faire, je suis touchée, émue. Dans les baies, sur le quai des Grondines j'ai humé l'air et le vent comptant une à une les plumes de la sauvagine en migration.
Saurai-je un jour le pays laurentien d'un brin d'herbe à l'autre, les brumes, les marées, les humeurs de Sa Majesté demeurent mystère.
-« Comme quoi, il convient de se méfier des écritures qui n'ont jamais navigué. » Comme quoi, il convient de se méfier aussi des écritures qui n'ont pas les mains, les bras, les jambes grafignées/piquées, les genoux et le cul terreux. Je sais l'abc des fossés, des coulées, des ruisseaux, des rivières, des sources chargées d'essences de fraisiers, d'épinettes et de sapins. C'est peu, mon insatiable désir d'en savoir plus me fera pardonner d'en parler à ma guise.
Me permettez-vous d'utiliser des extraits de vos dires. Je ferai photos de glaces, de blé de mer, de voiture d'eau, d'un canot... de mon mieux.
de toute manière merci pour le partage le bien dit le pays nichole ouellette un fleuve à dire, réponse de Pierre Perrault NB : Les citations proviennent du texte de Pierre Perrault : Des mots et des hommes, revue maritime L'ESCALE n° 49, p.14, 15 et 16. 1992. Pierre Perrault (1927-1999)Pierre Perrault : Prix spécial du Saint-Laurent, cinéaste à l'O.N.F. une figure quasi-légendaire du fleuve.
Par ses écrits et ses films, Pierre Perrault offre le fleuve. Je le prends. Je l'embrasse à la mesure de mes possibles. Je dis comme lui, ce fleuve est trop grand pour moi.
Pierre Perrault
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