Capitaine de navire
Patrice Delval répond
Détrompez-vous à propos de votre hypothétique capitaine de navire, je
crois savoir que nous les aimons physiquement, connaissons leurs qualités,
leurs défauts, que nous savons les apprécier en toutes circonstances, tenant
compte justement de leurs particularités avant d'entreprendre quelque chose
avec eux, au même titre qu'avec un être humain.
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Voilier russe, 1999. |
Mou ou ardent
La ligne, le galbe de certaines parties de la coque, la répartition des superstructures, la couleur,
la manière d'évoluer, de rouler, de tanguer en fonction de l'état de la mer,
la vivacité à réagir ou la lenteur (on dit mou ou ardent), le jeu des
lumières suivant son exposition, son âge, sa façon d'être entretenu (qui
laisse percevoir parfois sa provenance), bref, la personnalité qui en émane. Tout comme un être humain.
Ceux qui travaillent
Je dois vous avouer qu'il m'est arrivé de caresser
certains navires sur lesquels je naviguais, je les aimais sans doute, et les
aime encore puisque j'y pense aujourd'hui à nouveau. Le plaisir qu'on éprouve
en les regardant, il y en a de magnifiques, d'une grande beauté. Pas
obligatoirement les plus rutilants, non, bien au contraire, ceux qui travaillent,
qui font vivre l'homme qui les a créés, celui qui, grâce à eux, peut faire
vivre les siens, souvent au prix de nombreux sacrifices.
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Le remorqueur Trapu en manœuvre dans la rade de Boulogne-sur-Mer. |
Il m'arrive d'avoir des frissons rien qu'à contempler une toile représentant l'un d'eux. Je remercie
à chaque fois celui qui a conçu cette merveille et aussi celui qui a su la
reproduire avec autant de précision. Faut-il qu'il les aime aussi.
Cathédrale de toile
Regardez comme les grands voiliers du XIXe sont beaux, ces cathédrales de toile
parfaitement construites où les hommes communiaient chaque jour avec la nature.
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Voilier hollandais. |
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